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(2e LD) Le Nord a lancé un missile balistique 8 jours après le précédent

Corée du Nord 17.11.2022 à 14h46
Entraînement des unités d'armes nucléaires tactiques
Entraînement des unités d'armes nucléaires tactiques

Cette capture du site Internet de l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) du lundi 10 octobre 2022 montre un tir de missile. La KCNA a rapporté le même jour que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a déclaré n'avoir «aucun intérêt à dialoguer avec l'ennemi» alors qu'il assistait à un entraînement des unités d'armes nucléaires tactiques. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

SEOUL, 17 nov. (Yonhap) -- La Corée du Nord a effectué un tir de missile balistique de courte portée (SRBM) vers la mer de l'Est depuis la région de Wonsan, ville côtière dans la province du Kangwon, ce jeudi matin à 10h48, d'après l'annonce du Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) de Séoul. Ce dernier cherche actuellement à déterminer le lieu du tir, la vitesse, la distance parcourue, l'altitude atteinte ainsi que les spécifications.

Il s'agit d'un lancement juste huit jours après le tir précédent de missile balistique de courte portée (SRBM), qui a eu lieu le 9 novembre à 15h31 depuis le comté de Sukchon, dans la province du Kangwon. Le tir d'aujourd'hui fait suite à la publication d'un communiqué sous le nom de la ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son-hui, qui a averti de «contre-mesures plus furieuses» si Washington renforce ses moyens de dissuasion étendue sur la péninsule coréenne.

Dans son communiqué, elle a également critiqué la décision prise par le président Yoon Suk-yeol, son homologue américain Joe Biden et le Premier ministre japonais Fumio Kishida le 13 novembre dernier en marge des sommets de l'Asean à Phnom Penh, au Cambodge. Ils ont publié aussi un communiqué conjoint en promettant la dissuasion étendue contre le nucléaire nord-coréen et le partage d'informations sur les missiles nord-coréens en temps réel. La ministre nord-coréenne a estimé que ce sommet trilatéral pousserait la situation géopolitique autour de la péninsule dans une impasse imprévisible.

Outre ce sommet bilatéral, les rencontres bilatérales entre la Corée du Sud, la Chine, les Etats-Unis et le Japon se sont succédées et le président américain Biden a appelé son homologue chinois Xi Jinping à jouer un rôle afin de responsabiliser la Corée du Nord. Le président Yoon a demandé à Xi de jouer un rôle actif et constructif sur le dossier nucléaire nord-coréen alors que son pays est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.

A l'occasion de la première rencontre avec Yoon, Xi a dit soutenir le plan «audacieux» du gouvernement sud-coréen visant à ravitailler de manière massive le Nord en cas d'abandon du nucléaire. Mais le président chinois a souligné la condition que la Corée du Nord réponde positivement à cette appel du Sud.

Le tir d'aujourd'hui survient dans ce contexte après que la Corée du Nord a lancé 35 missiles divers entre les 2 et 5 novembre derniers lorsque l'exercice aérien sud-coréano-américain Vigilant Storm s'est déroulé. L'un de ces missiles est retombé au sud de la Ligne de limite Nord (NLL), la ligne frontalière de facto entre les deux Corées. Il s'agissait du premier missile à retomber au Sud depuis la suspension de la guerre de Corée.

jhoh@yna.co.kr

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