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Yoon : les relations Corée du Sud-Japon doivent laisser le passé derrière elles

Actualités 21.03.2023 à 14h52
Le président Yoon Suk Yeol dirige un réunion du cabinet le mardi 21 mars 2023 au bureau présidentiel à Yongsan, dans le centre de Séoul.

Le président Yoon Suk Yeol dirige un réunion du cabinet le mardi 21 mars 2023 au bureau présidentiel à Yongsan, dans le centre de Séoul.

SEOUL, 21 mars (Yonhap) -- Le président Yoon Suk Yeol a déclaré ce mardi que les relations bilatérales entre la Corée du Sud et le Japon devaient laisser le passé derrière elles et aller de l'avant, alors qu'il fait face à une opposition croissante dans son pays suite au récent sommet avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

«Les relations Corée du Sud-Japon doivent aller au-delà du passé», a indiqué Yoon lors d'une réunion du cabinet. «Les relations Corée du Sud-Japon peuvent et doivent être une relation gagnant-gagnant où on travaille ensemble et gagne plus ensemble», a-t-il dit. Le chef de l'Etat a ajouté que les relations avec le Japon «ne sont pas une relation à somme nulle» et les deux nations peuvent créer des bénéfices mutuels.

La principale formation d'opposition, le Parti démocrate (PD), et beaucoup d'autres critiques dénoncent Yoon pour se rapprocher du Japon au détriment des intérêts nationaux après que le gouvernement a décidé d'indemniser lui-même les victimes du travail forcé pratiqué par le Japon pendant la guerre, sans demander à Tokyo de contribuer.

Le PD a également émis des soupçons selon lesquels Yoon aurait fait des concessions imprévues au Japon, à la suite d'informations de la presse japonaise indiquant que les deux dirigeants ont également discuté de la question des îlots de Dokdo, situés à l'extrême est de la Corée du Sud, de l'esclavage sexuel en temps de guerre et de l'interdiction d'importation de Séoul de produits de la pêche en provenance de Fukushima.

Yoon a aussi déclaré que l'ancien gouvernement de Moon Jae-in n'a rien fait à propos des «relations profondément enlisées» avec le Japon. «J'aurais également pu choisir la voie confortable des gains politiques immédiats et laisser en l'état les relations entre la Corée et le Japon, qui sont les pires de l'histoire», selon Yoon. «J'ai pensé que je manquerais à mes obligations en tant que président si je provoquais un nationalisme hostile et un sentiment antijaponais pour des raisons de politique locale.»

Le chef de l'Etat a aussi déclaré qu'il existait toujours «des forces qui crient au nationalisme exclusif, qui crient un sentiment antijaponais et qui obtiennent des gains politiques». En décrivant le Japon comme un «voisin fatidique», le président a souligné que «je suis convaincu que notre gouvernement est en train d'avancer dans la bonne direction».

Yoon cherche également la compréhension du peuple sur la décision du gouvernement de résoudre la question du travail forcé. Il a dit que la décision était un «plan de compromis» entre le traité de 1965 qui normalise les liens bilatéraux avec le Japon et le jugement de la Cour suprême sud-coréenne en 2018 qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes du travail forcé en temps de guerre.

«Nous ferons de notre mieux pour guérir la douleur des victimes et des familles endeuillées», a dit Yoon. Bien que Kishida n'ait pas présenté d'excuses directement pour le passé en temps de guerre du Japon lors du sommet avec Yoon, le président a indiqué que «le Japon a déjà exprimé ses regrets et nous a présenté des excuses à plusieurs dizaines de reprises pour des questions liées à l'histoire».

rainmaker0220@yna.co.kr

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