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SEOUL/PAJU, 25 mars -- Entre 40 et 50 officiels sud-coréens ont pris aujourd'hui la direction du bureau de liaison conjoint de Kaesong malgré le retrait soudain de la partie nord-coréenne au bureau, a fait savoir le ministère de l'Unification.

Les officiels sud-coréens ont traversé ce matin la Ligne de démarcation militaire (MDL) pour reprendre le travail cette semaine dans les locaux situés dans la ville frontalière nord-coréenne de Kaesong, selon le ministère. Un total de 60-70 employés sud-coréens, y compris la vingtaine déjà présente au bureau, devraient travailler dans les locaux cette semaine, ont indiqué des officiels.

L'annonce du ministère est survenue après que la Corée du Nord a retiré son personnel du bureau de liaison en disant que la décision a été prise par une «autorité supérieure». Pyongyang n'a pas donné d'autres raisons particulières à ce retrait.

Certains experts considèrent ce retrait comme une mesure prise pour faire pression sur la Corée du Sud pour qu'elle joue un rôle plus actif afin de persuader les Etats-Unis au sujet de la dénucléarisation.

«Nos anciens gouvernements se sont efforcés d'ouvrir un canal de communication 24 heures sur 24 entre les deux Corées. Le résultat a été l'ouverture du bureau de liaison conjoint l'année dernière», a déclaré Kim Chang-su, chef du Sud du bureau de liaison, avant de franchir la frontière.

«En dépit du retrait du Nord au bureau, les braises de l'espoir restent vivantes et nous avons l'intention d'être présents au bureau comme d'habitude pour les maintenir vivantes», a-t-il ajouté. «Je ferai de mon mieux pour de telles choses en assurant la sécurité et le confort de nos employés et des officiels là-bas.»

Les deux Corées ont ouvert le bureau de liaison conjoint de Kaesong en septembre dernier afin de favoriser leurs échanges frontaliers, de réduire les tensions et de maintenir un canal de communication 24 heures sur 24. L'ouverture du bureau résulte d'un accord trouvé en avril 2018 entre les dirigeants des deux Corées.

Les deux Corées s'étaient convenues de tenir des réunions hebdomadaires entre chefs du bureau de liaison des deux parties pour discuter des questions en suspens. Cependant, depuis l'échec du sommet du mois dernier entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, ces réunions ont été interrompues même si Séoul affirme qu'il n'y a pas de problème de communication avec le Nord.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump se sont rencontrés le mois dernier à Hanoï, au Vietnam, pour leur deuxième sommet mais n'ont pas réussi à trouver un accord en raison d'une divergence d'opinions sur les concessions à faire pour chaque étape de la dénucléarisation, incluant la levée des sanctions.

Le 15 mars, la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son-hui a menacé de quitter la table des négociations nucléaires en disant que Pyongyang n'a pas l'intention de céder aux demandes américaines de «gangsters». Elle a dit que Kim devrait décider bientôt de poursuivre ou non les discussions et de maintenir ou non la suspension des essais nucléaires et balistiques.

Plusieurs heures après le retrait du personnel nord-coréen au bureau de Kaesong, Trump a tweeté qu'il annulait les sanctions supplémentaires contre Pyongyang, un message s'apparentant à un geste de réconciliation en vue de poursuivre les discussions nucléaires.

(Yonhap)

(FIN)

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