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SEJONG, 18 juil. -- La Corée du Sud dévoilera à la fin de ce mois-ci une série de mesures qui viseront à promouvoir sa compétitivité industrielle, a annoncé jeudi Hong Nam-ki, ministre de l'Economie et des Finances. Elles serviront notamment à faire face à la restriction du Japon sur ses exportations de matériaux essentiels dans la production de semi-conducteurs et d'écrans.

Hong a dit lors d'une séance parlementaire que la Corée du Sud ferait des efforts pour diversifier les sources d'importation des principaux matériaux, composants et équipements, tout en essayant de localiser leur production.

Cette annonce est intervenue dans un climat d'escalade des tensions commerciales entre la Corée du Sud et le Japon, sans aucun signe d'apaisement. Tokyo continue à rejeter les appels de Séoul à lever la restriction d'exportations.

Le Japon a récemment mis en place une restriction d'exportations vers la Corée du Sud concernant trois matériaux clés dans la fabrication de semi-conducteurs et écrans, à savoir le polymère fluoré, la résine photosensible et le fluorure d'hydrogène.

La mesure a obligé Samsung Electronics Co. et SK hynix Inc. à chercher des fournisseurs alternatifs pour leurs activités.

La Corée du Sud a représenté plus de 60% du marché mondial des puces mémoire en 2018.

La décision du Japon est largement perçue comme une action de représailles contre des jugements de la Cour suprême sud-coréenne en faveur des victimes du travail forcé imposé par des entreprises japonaises pendant la période coloniale (1910-1945).

Le Japon a vivement contesté les verdicts de la justice sud-coréenne en avançant que toutes les questions liées aux réparations ont été résolues avec le traité de 1965 qui a normalisé les relations diplomatiques bilatérales.

Pour justifier sa restriction d'exportations, le Japon a prétendu que la Corée du Sud a commis une négligence dans la gestion de certains produits à double usage qui sont frappés par les résolutions des Nations unies contre la Corée du Nord.

Séoul a fermement nié ces allégations du Japon en disant qu'elles sont sans fondement et de nature politique.

Le pays a adhéré à quatre régimes multilatéraux de contrôle des exportations entre 1995 et 2001.

En 2003, la Corée du Sud a introduit une autorisation conjoncturelle, connue sous le nom de système «catch-all», et ajouté ensuite des règles relatives dans la clause catch-all de la loi sur le commerce extérieur afin de renforcer davantage le système.

La loi sur le commerce extérieur de la Corée du Sud oblige les exportateurs à obtenir une autorisation situationnelle pour tous les produits, y compris ceux n'ayant pas été listés dans les produits stratégiques mais qui peuvent être utilisés dans les armes de destruction massive ou dans leur système de livraison lorsque l'exportateur apprend que l'importateur ou l'utilisateur final a l'intention de servir de ces produits pour la fabrication, le développement, l'usage ou le stockage d'armes de destruction massive, ou lorsqu'il soupçonne qu'il a probablement une telle intention.

La Corée du Sud a affirmé que la loi est beaucoup plus stricte que celle du Japon lors de l'application du système de catch-all.

Selon un rapport de l'ONU datant de 2016, des antennes radar commerciales produites par un fabricant japonais ont été acquises et adoptées par Pyongyang pour des navires militaires. Certaines d'entre elles ont été observées durant un test de missile antinavire effectué par le Nord et rendu public dans les médias nord-coréens en février 2015.

(Yonhap)

(FIN)

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