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Les chefs des diplomaties de la Corée du Sud, de la Chine et du Japon vont s'entretenir à Pékin

21.08.2019 à 07h51 replay time01:35

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SEOUL, 20 août -- La ministre des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha, est arrivée mardi à Pékin pour discuter avec ses homologues chinois et japonais de la coopération trilatérale et d'un possible sommet entre leurs dirigeants.

Son voyage attire une grande attention comme elle prévoit de rencontrer mercredi soir le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono sur fond d'accentuation des tensions entre les deux pays sur le commerce et l'histoire.

Leur rencontre se déroulera à un moment délicat alors que Séoul réfléchit à renouveler ou non l'accord de partage de renseignements militaires avec le Japon à l'approche de la date limite pour rendre une décision, samedi.

Juste avant son départ, Kang a déclaré que Séoul examinait toujours la possibilité de maintenir le pacte qui est renouvelé automatiquement chaque année à moins que l'une ou l'autre des parties ne fasse part de son intention d'y mettre fin.

«Rien n'a été encore décidé (sur le pacte)», a-t-elle dit à des journalistes à l'aéroport international de Gimpo. «Je suis prête à expliquer activement notre position sur les restrictions d'exportation du Japon.»

Les tensions restent encore élevées comme la décision prise par le Japon plus tôt ce mois-ci de retirer la Corée du Sud de sa liste des partenaires commerciaux préférentiels entrera en vigueur le 28 août. Séoul considère cette mesure comme des représailles politiques pour les verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne contre des entreprises japonaises quant au travail forcé en temps de guerre.

La Corée du Sud demande une solution diplomatique, en dénonçant les restrictions d'exportation du Japon comme des violations des principes du libre-commerce pour lesquels Tokyo se bat depuis longtemps et dont il a profité.

Dans son discours du jour de la Libération la semaine dernière, le président Moon a déclaré qu'il «joindra volontiers ses mains» à celles du Japon si ce dernier choisit la voie du dialogue et de la coopération. Cette remarque est largement vue comme une branche d'olivier tendue au pays voisin.

Quelques heures après son arrivée à Pékin, Kang et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi ont discuté pendant une heure de questions régionales, y compris de la Corée du Nord.

«La Chine, le Japon et la Corée du Sud devraient coopérer afin de renforcer les relations trilatérales pour la paix et la stabilité dans la région», a déclaré Wang, disant espérer la tenue d'éventuels sommets entre leurs dirigeants plus tard cette année.

Kang a dit espérer tenir des discussions sur la façon de ramener la Corée du Nord à la table des négociations dès que possible pour apaiser les tensions sur la péninsule coréenne.

La réunion trilatérale, le premier rassemblement du genre depuis août 2016, est prévue mercredi matin.

«Nous espérons que les discussions entre ministres des Affaires étrangères cette fois-ci contribueront à développer davantage le système de coopération trilatérale et à améliorer les relations bilatérales dans la région de l'Asie du Nord-Est», a dit Lee Jae-woong, le porte-parole adjoint du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, à des journalistes lors d'un point de presse.

Les ministres des Affaires étrangères prévoient de discuter de la possibilité d'organiser un sommet trilatéral entre le président sud-coréen Moon Jae-in, le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Leur dernier sommet à trois a eu lieu en mai de l'année dernière à Tokyo également.

Les ministres pourraient également parler du processus de paix sur la péninsule coréenne, dont les efforts en cours pour relancer les négociations nucléaires entre Washington et Pyongyang.

Durant leurs discussions impromptues à la frontière intercoréenne le 30 juin, le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sont tombés d'accord pour reprendre les discussions nucléaires entre groupes de travail. Cependant, les discussions n'ont pas eu lieu sur fond d'irritations du Nord à propos de l'exercice militaire de la Corée du Sud et des Etats-Unis.

La première réunion entre chefs des diplomaties des trois pays a eu lieu en 2007 pour promouvoir la coopération trilatérale dans divers domaines, comme la sécurité et l'économie régionales.

(Yonhap)

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