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SEOUL, 21 août -- Le représentant spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, a rejeté mercredi la spéculation médiatique sur son éventuelle désignation au poste d'ambassadeur en Russie, en s'engageant à «se concentrer sur» le progrès des négociations nucléaires avec la Corée du Nord.

Biegun a fait ces remarques après la réunion avec son homologue sud-coréen, Lee Do-hoon, à Séoul, sur fond d'espoirs grandissants de voir une reprise des discussions au niveau des groupes de travail entre Washington et Pyongyang pour parler du désarmement nucléaire du Nord.

«Tout d'abord, concernant notre équipe de négociation, je voudrais écarter toute rumeur disant que je quitterai ce portefeuille pour assumer la mission d'ambassadeur à l'étranger», a-t-il affirmé.

«Je ne prendrai pas la fonction diplomatique en Russie et je resterai concentré sur le progrès des affaires nord-coréennes», a-t-il ajouté.

L'envoyé américain a aussi souligné que «comme convenu» avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le président Donald Trump a donné à son équipe la tâche de redémarrer le dialogue avec la Corée du Nord suite à la rencontre improvisée à la frontière intercoréenne le 30 juin.

«Je me consacre entièrement à cette mission importante. Nous allons l'accomplir», a dit Biegun.

«Nous sommes prêts à nous engager dès que nous aurons reçu des nouvelles de la part de nos homologues nord-coréens», a-t-il indiqué.

Biegun a entamé sa visite officielle qui comprendra une série de réunions avec des hauts officiels de Séoul dont le ministre de l'Unification Kim Yeon-chul. Il est arrivé mardi pour une visite de trois jours après un séjour au Japon.

La visite de Biegun en Corée du Sud coïncide avec la fin de l'exercice militaire conjoint sud-coréano-américain, suscitant des espoirs de voir une reprise des négociations nucléaires au niveau des groupes de travail entre Pyongyang et Washington.

Le régime nord-coréen a vivement critiqué l'exercice en le décrivant comme une «répétition d'invasion». Pour exprimer son mécontentement, Pyongyang a refusé de retourner à la table des négociations avec les Etats-Unis, tiré des projectiles de courte portée vers la mer de l'Est et intensifié sa rhétorique contre le Sud.

Biegun et Lee ont cherché à coordonner les positions et stratégies des deux alliés pour faire progresser les négociations avec le Nord une fois qu'elles auront été relancées.

Washington et Pyongyang avaient prévu de redémarrer les discussions entre groupes de travail le mois dernier comme convenu par le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de la rencontre improvisée à la frontière intercoréenne le 30 juin.

Mais les discussions n'ont pas encore été entamées sur fond de tensions autour de l'exercice militaire conjoint de Séoul et Washington.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a fait part mardi de son souhait que le Nord revienne à la table des négociations pour le démantèlement de son programme d'armes nucléaires.

«Nous souhaitons que le dirigeant nord-coréen Kim se mette à la table et obtienne un meilleur résultat. Ce sera mieux pour le peuple nord-coréen. Ce sera mieux pour le monde entier», a-t-il dit dans une interview accordée à CBS.

Trump a posté un message sur son compte Twitter indiquant que le leader nord-coréen a exprimé dans une récente lettre son désir de relancer les discussions avec les Etats-Unis dès que l'exercice des deux alliés se sera terminé.

Le voyage de Biegun à Séoul a alimenté la spéculation qu'il pourrait rencontrer durant son séjour des officiels nord-coréens au village frontalier intercoréen de Panmunjom et réamorcer les négociations nucléaires tant attendues.

Biegun projette aussi de rencontrer jeudi Kim Hyun-chong, chef adjoint du Bureau de la sécurité nationale, à Cheong Wa Dae.

(Yonhap)

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