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SEOUL, 21 août -- Le gouvernement n'a pas encore décidé de renouveler ou non l'accord de partage de renseignements militaires avec le Japon et continuera à y réfléchir jusqu'au dernier moment, a déclaré ce mercredi le conseiller présidentiel aux politiques, Kim Sang-jo, citant son importance dans la coopération sécuritaire régionale.

Le sort de l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) est l'une des questions politiques et diplomatiques les plus brûlantes en Corée du Sud, celui-ci arrivant à échéance ce week-end.

«Aucune décision encore», a déclaré Kim lors d'un forum organisé par une association de journalistes de télévision, en soulignant qu'il s'agit d'une décision difficile compte tenu de l'importance de la coopération sécuritaire de l'Asie du Nord-Est dirigée par la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon.

«Le gouvernement tiendra compte de diverses situations et projette de prendre la décision avec prudence après avoir réfléchi jusqu'au dernier moment à la question de savoir s'il est judicieux ou non d'échanger des informations militaires sensibles avec un pays disant ne pas pouvoir faire confiance à la Corée du Sud», a-t-il noté.

Il faisait référence aux récentes restrictions commerciales japonaises, dont la décision de retirer la Corée du Sud de la liste des partenaires commerciaux dignes de confiance.

Une fois que la dernière décision de Tokyo entrera en vigueur mercredi prochain, les exportations de 1.194 articles vers la Corée du Sud devront faire l'objet d'une approbation de la part des autorités japonaises au cas par cas.

Kim a toutefois mis en garde le public contre toute inquiétude excessive concernant son impact sur l'économie sud-coréenne.

La mesure japonaise ne signifie pas une interdiction d'exportation de l'ensemble des 1.194 articles, a-t-il souligné, en ajoutant que la plupart d'entre eux seront expédiés vers la Corée même si cela peut nécessiter plus de temps en raison des procédures douanières plus strictes.

Il a affirmé que le Japon semblait vouloir influer indirectement sur l'économie sud-coréenne en accroissant les «incertitudes».

«L'enjeu est pour le gouvernement de stabiliser les lignes d'approvisionnement, de réduire la dépendance vis-à-vis des importations (de matériaux cruciaux) et de maintenir la cohérence», a-t-il souligné.

Kim a déclaré que les restrictions d'exportation japonaises étaient certes liées à la question du travail forcé en temps de guerre.

Le Japon proteste contre la façon dont le gouvernement Moon Jae-in aborde la question d'indemnisation liée à la colonisation brutale de la péninsule coréenne par le Japon (1910-1945).

La Corée du Sud demande au Japon de présenter des excuses sincères et de dédommager les victimes de l'esclavage sexuel et du travail forcé pratiqué par le Japon pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Le gouvernement Shinzo Abe avance toutefois que ces problèmes ont été réglés en vertu du traité signé en 1965 pour normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays voisins.

La Cour suprême sud-coréenne a conclu l'année dernière que les victimes du travail forcé avaient le droit individuel de réclamer des indemnisations aux entreprises japonaises concernées. Séoul a dit à plusieurs reprises «respecter» la décision de justice conformément au principe démocratique de séparation des pouvoirs.

Concernant la question du travail forcé, la Corée du Sud est toujours persuadée que la formation d'un fonds commun par des sociétés sud-coréennes et japonaises est la meilleure solution mais pas la seule solution, selon le conseiller.

«La Corée du Sud a la position de vouloir un dialogue diplomatique avec divers moyens sur la table. La balle est désormais dans le camp du Japon à propos de cette question», a-t-il noté.

Il a estimé que le climat pourrait changer en cas de remaniement gouvernemental japonais ou changement organisationnel au sein du parti au pouvoir en septembre.

La cérémonie d'intronisation de l'empereur du Japon prévue le 22 octobre prochain pourrait servir de tournant, a-t-il ajouté, avant de noter qu'il devra y avoir un «dialogue suffisant» entre les deux parties pour trouver une issue avant l'événement.

Concernant la possibilité d'envoi de troupes sud-coréennes dans le détroit d'Ormuz, il a déclaré que les Etats-Unis n'ont pas encore formulé de demande officielle à sa connaissance. Le plus important est pour la Corée du Sud de pouvoir le faire à sa discrétion, si nécessaire, dans le but de protéger les biens et la vie de son peuple et de défendre l'intérêt national.

(Yonhap)

(FIN)

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