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SEOUL, 22 août -- La Corée du Sud a décidé ce jeudi de mettre un terme à l'accord bilatéral de partage d'informations militaires classifiées avec le Japon, invoquant un «changement grave» dans les conditions de coopération sécuritaire du fait des restrictions japonaises à l'exportation.

Séoul compte informer Tokyo de la décision avant le 24 août via un canal diplomatique, selon Kim You-geun, vice-directeur du bureau de la sécurité nationale présidentiel.

Le gouvernement a conclu qu'il n'est pas dans l'intérêt national de maintenir l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA), qui a été signé dans le but de «partager des informations militaires sensibles», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Il a noté que le Japon a supprimé la Corée du Sud de sa liste de partenaires commerciaux de confiance «sans fournir de raison claire», ce qui a abouti à un «changement grave dans les circonstances de coopération sécuritaire entre les deux nations».

Le Japon a seulement parlé de «problème» de sécurité nationale, a-t-il ajouté.

La décision a été prise après la réunion hebdomadaire du comité permanent du Conseil de sécurité nationale.

Moon a entériné la décision après une discussion d'une heure avec les membres du comité, a fait savoir un autre responsable du bureau présidentiel.

Cette décision devrait affecter les partenariats de sécurité trilatérale en Asie de l'Est avec les Etats-Unis.

L'alliance Séoul-Washington restera intacte, a estimé l'officiel, et la fin de l'accord ne signifie pas l'arrêt de la coopération sécuritaire trilatérale, a-t-il souligné.

Il a dit que la Corée du Sud a fait savoir aux Etats-Unis qu'il serait «inévitable» de mettre fin au GSOMIA si Tokyo refuse d'infléchir sa position sur ses restrictions à l'exportation.

«En conséquence, les Etats-Unis comprennent cette fois-ci la décision de notre gouvernement», a-t-il ajouté.

Le GSOMIA, signé en novembre 2016, vise à rationaliser le partage de renseignements entre les alliés des Etats-Unis. Il a permis à Séoul et Tokyo de partager des informations relativement rapidement, principalement sur la Corée du Nord. Il avait été automatiquement renouvelé jusqu'ici, aucune des deux parties n'ayant cherché à l'abandonner durant le délai de préavis de trois mois.

Ces informations seront désormais partagées par les Etats-Unis comme cela se faisait avant l'introduction du GSOMIA.

«Nous n'avions d'autre choix que de réexaminer l'efficacité du GSOMIA, le Japon ayant transformé un problème historique en un problème sécuritaire», a dit l'officiel. «Le bénéfice pratique du maintien de ce pacte n'est pas si important alors que le Japon traite la Corée du Sud non pas comme un partenaire de coopération sécuritaire mais comme un pays sujet à un contrôle d'exportations de matériaux stratégiques.»

L'officiel a souligné que Séoul «met fin» au pacte, qui expirera en novembre, mais ne «l'abandonne» ou ne «l'annule» pas unilatéralement.

Jusqu'à la fin du mois de juillet, la Corée du Sud avait l'intention de prolonger le GSOMIA d'une autre année, mais le Japon a décidé le 2 août de radier la Corée du Sud de sa liste blanche.

Moon a publiquement averti que le Japon serait entièrement responsable des conséquences de sa décision.

Le président a dans son discours du 15 août de la journée de la Libération tendu une branche d'olivier au Japon, en disant : «Si le Japon choisit la voie du dialogue et de la coopération, nous joindrons volontiers nos mains aux leurs.»

Malgré ce message «significatif», le Japon n'a pas réagi, a déclaré le responsable du bureau présidentiel.

Les ministres des Affaires étrangères des deux pays n'ont pas fait de progrès sur la question mercredi à Pékin, Tokyo n'ayant montré aucun changement dans son attitude.

(Yonhap)

(FIN)

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