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SEOUL, 09 sept. -- Le président Moon Jae-in a nommé ce lundi Cho Kuk au poste de ministre de la Justice en mettant l'accent sur la nécessité de poursuivre le plan de réforme du gouvernement.

Il a appelé à la «compréhension» et au «soutien du public» suite à sa décision de nommer Cho malgré des controverses autour de manquements à l'éthique et fautes que Cho et sa famille auraient commis. L'épouse de Cho a été inculpée pour avoir falsifié une citation d'un président d'université pour sa fille.

Moon a déclaré être conscient du débat intense sur la question de savoir si Cho est qualifié pour le poste.

«Mais, je pense que, ce qui est plus important, c'est de maintenir le principe et la cohérence», a déclaré Moon lors d'une allocution retransmise à la télévision après avoir donné à Cho la lettre de nomination à Cheong Wa Dae.

Ce serait un «mauvais antécédent» de ne pas nommer Cho uniquement à cause de soupçons d'actes illicites qui n'ont pas été confirmés, a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a rappelé que réformer des «institutions influentes» a été l'une de ses promesses électorales «les plus importantes». Il faisait référence vraisemblablement au Parquet qu'il considère comme ayant un pouvoir excessif.

Moon a aussi présenté des excuses officielles pour avoir nommé Cho et cinq autres officiels de niveau ministériel sans rapport d'audition de confirmation de l'Assemblée nationale.

Il a décrit cette situation comme un «problème systémique», critiquant indirectement les députés du camp d'opposition qui ont refusé d'adopter les dossiers liés.

Cette nomination est intervenue sur fond d'enquête ouverte par des procureurs sur des allégations selon lesquelles Cho et sa femme auraient falsifié des documents et usé de liens personnels pour aider leur fille à entrer dans des établissements d'enseignement supérieur. Des investissements douteux dans un fonds de capital-investissement privé ont été également remis en question.

Cho, proche collaborateur de Moon, est l'un des architectes du vaste plan du gouvernement progressiste visant à réformer le Parquet. L'un des projets phares est de créer une unité indépendante pour enquêter sur la corruption parmi les hauts fonctionnaires et d'octroyer une plus grande autorité à la police sur fond de controverse de longue date sur le «pouvoir sans égal» détenu par les procureurs.

Ce n'est un secret pour personne que le Parquet s'oppose fortement au plan de l'administration Moon.

Les cinq autres officiels choisis lors du remaniement gouvernemental du 9 août dernier sont les ministres de la Science et de l'Egalité hommes-femmes, ainsi que les chefs de la Commission de la concurrence (FTC), de la Commission des services financiers (FSC) et de la Commission coréenne des communications (KCC).

(Yonhap)

(FIN)

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