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L'UE condamne le test de missile du Nord et appel à des pourparlers «significatifs» avec les USA

09.10.2019 à 11h22 replay time01:42

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WASHINGTON, 08 oct. -- Les pays européens membres du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) ont condamné mardi le dernier tir de missile de la Corée du Nord, le qualifiant de violation flagrante des résolutions onusiennes, et exhorté le régime à engager des négociations de dénucléarisation «significatives» avec les Etats-Unis.

La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Pologne et la Belgique, ainsi que l'Estonie, qui rejoint le Conseil en janvier, ont publié la déclaration commune à l'issue d'une session à huis clos du Conseil de sécurité à New York.

L'ambassadeur nord-coréen auprès de l'ONU, Kim Song, a averti les Etats-Unis et les trois pays qui avaient convoqué la réunion - la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne - que le fait de discuter de «mesures d'auto-défense» de la Corée du Nord renforcerait «notre volonté de défendre notre souveraineté».

Nicolas de Rivière, l'ambassadeur de la France auprès des Nations unies, a déclaré mardi que les trois nations avaient demandé la tenue de la réunion en raison de leur «profonde préoccupation collective» au sujet du tir d'essai du 2 octobre de ce que le Nord a présenté comme un nouveau type de missile mer-sol balistique stratégique (MSBS).

«Nous réitérons notre condamnation de ces actes de provocation qui portent atteinte à la sécurité et à la stabilité régionales, et constituent une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies», a-t-il déclaré à la presse.

Notant que le test de MSBS faisait suite à une série de lancements de missiles balistiques à courte portée au cours des mois précédents, l'ambassadeur a appelé le Conseil de sécurité à mettre en œuvre ses résolutions interdisant au Nord d'utiliser la technologie liée aux missiles balistiques et à appliquer toutes les sanctions contre le régime.

«La décision du Conseil de sécurité est claire : la RPDC est obligée d'abandonner ses programmes de développement d'armes de destruction massive et de missiles balistiques de manière complète, vérifiable et irréversible», a-t-il souligné en désignant la Corée du Nord par son nom officiel, la République populaire démocratique de Corée.

«Nous exhortons la RPDC à s'engager de bonne foi dans des négociations sérieuses avec les Etats-Unis et à prendre des mesures concrètes en vue d'abandonner tous les programmes d'armes de destruction massive et de missiles balistiques de manière complète, vérifiable et irréversible», a-t-il ajouté. Il n'y a pas d'autre moyen de parvenir à la sécurité et à la stabilité dans la péninsule coréenne et dans la région.

Le test de MSBM a eu lieu mercredi avant que les envoyés nucléaires nord-coréens et américains ne reprennent les négociations au niveau opérationnel sur la dénucléarisation du régime lors d'une réunion organisée à Stockholm, en Suède, samedi dernier.

La Corée du Nord a interrompu les pourparlers, accusant les Etats-Unis de ne pas avoir présenté de nouvelle proposition.

Pyongyang a également menacé de mettre fin au moratoire auto-imposé sur les essais d'armes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, qui est en place depuis la reprise des échanges diplomatiques entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, début 2018.

Les deux parties n'ont pas réussi à combler leur différend sur la question de savoir à quel point le Nord devait se dénucléariser avant de bénéficier d'un allégement des sanctions et de garantie de sécurité de la part des Etats-Unis.

Ces divergences ont entraîné l'échec du deuxième sommet de février entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, suivi de l'absence de négociations officielles jusqu'à samedi.

(Yonhap)

(FIN)

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