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GENEVE, 19 nov. -- La Corée du Sud et le Japon ont échoué mardi à réduire leurs divergences lors de la deuxième série de discussions visant à résoudre leur dispute autour des restrictions d'exportation de Tokyo, a déclaré le négociateur en chef sud-coréen Chung Hae-kwan.

La réunion de six heures avait été organisée dans le cadre du processus de règlement des différends au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et a eu lieu à Genève, en Suisse.

La Corée du Sud avait déposé une plainte auprès de l'organisme international contre l'adoption en juillet dernier par le Japon de mesures de contrôle des exportations contre le pays voisin.

«Les deux parties ont eu deux séries de discussions serrées, chaque fois pendant six heures, durant lesquelles nous avons approfondi notre compréhension des mesures et des positions de l'autre», a déclaré Chung à des journalistes après les discussions.

«Cependant, nous ne pensons pas que les positions respectives des deux parties aient changé», a-t-il dit, en ajoutant que la délégation procédera à une évaluation détaillée après son retour à Séoul.

«Nous mènerons un examen complet de nos options, y compris demander d'établir un panel» à l'Organe de règlement des différends de l'OMC, a-t-il ajouté, en se référant au processus à travers lequel l'OMC rend une décision sur une dispute.

Les contrôles d'exportation concernent trois matériaux, à savoir la résine photosensible, le gaz de gravure et le polymère fluoré, qui sont essentiels à la production de semi-conducteurs et d'écrans flexibles en Corée du Sud.

Selon la nouvelle régulation, les entreprises japonaises sont obligées de demander une licence individuelle pour exporter les matériaux vers la Corée du Sud, un processus qui peut prendre jusqu'à 90 jours.

Séoul considère cette mesure comme des représailles contre les verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne qui a ordonné d'indemniser des victimes coréens du travail forcé en temps de guerre durant le régime colonial japonais (1910-1945).

«Nous n'excluons pas la possibilité de tenir une troisième série de discussions bilatérales mais la possibilité n'est pas élevée», a indiqué Chung. «Nous n'aurons pas des discussions pour des discussions.»

La première série de pourparlers, en octobre, s'était aussi terminée sans résultats.

(Yonhap)

(FIN)

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