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SEOUL, 20 nov. -- Près de 32% des particules ultrafines en Corée du Sud viennent de la Chine, a estimé une étude conjointe menée par Séoul, Pékin et Tokyo et publiée ce mercredi.

Il s'agit de la première étude du genre menée dans les grandes villes des trois pays alors que la pollution aux particules fines est désormais un casse-tête environnemental pour la région.

La contribution de la Chine (aux particules ultrafines) dans les métropoles sud-coréennes, Séoul, Daejeon et Busan, est de 32,1% et de 24,6% dans les grandes villes japonaises, a indiqué le résumé de l'étude conjointe publiée sur le site Web de l'Institut national de recherche environnementale (NIER).

La contribution des trois pays à leur propre pollution est de 91%, 51,2% et 55,4% respectivement, a-t-il ajouté.

Les résultats montrent que près de 51,2% des particules ultrafines de la Corée du Sud sont attribuables à des facteurs domestiques alors que 32,1% sont liées à la Chine.

La Corée du Sud est responsable de 8,2% des poussières ultrafines dans les régions urbaines japonaises et 1,9% dans les métropoles chinoises, selon le rapport.

Entre décembre et mars, la période durant laquelle le niveau des particules fines est élevé, la contribution de la Chine à la pollution atmosphérique en Corée du Sud avait tendance à fortement augmenter.

Une autre étude menée par l'institut montre également que 70% des particules fines en Corée du Sud venaient de Chine durant la période de forte concentration.

L'étude a été réalisée dans le cadre du projet de recherche conjointe sur les polluants atmosphériques transfrontaliers dans l'Asie du Nord-Est, un projet régional entamé par les trois pays en 1996 afin d'«étudier l'état de qualité de l'air, l'influence sur les pays voisins et la mise en place des politiques de chaque pays visant à améliorer la qualité de l'air».

Le récent rapport est basé sur les résultats de l'étude menée entre 2013 et 2017, notamment sur les contributions des trois pays sur les niveaux PM2,5 ou la concentration des particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres.

Un point positif est que les chercheurs ont noté que la moyenne annuelle des concentrations de polluants dans l'air, y compris les particules fines et ultrafines, ont diminué sur les sites d'observation.

Ils ont souligné cependant qu'il serait important de déployer davantage d'efforts pour empêcher les émissions afin d'améliorer la qualité de l'air.

Les particules fines représentent une cause probable des maladies respiratoires et de certains cancers. Elles sont susceptibles de pénétrer profondément dans les poumons alors que les particules ultrafines risquent d'être directement absorbées par les vaisseaux sanguins, posant ainsi des problèmes graves pour la santé.

(Yonhap)

(FIN)

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