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WASHINGTON, 20 nov. -- Le représentant spécial des Etats-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, a affirmé ce mercredi ne pas avoir constaté de preuve concrète que le régime nord-coréen envisage de démanteler son programme d'armes nucléaires mais pense que Pyongyang peut toujours faire ce choix.

Biegun a fait ces remarques devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain lors d'une audience de confirmation suite à sa nomination au poste de secrétaire d'Etat adjoint.

C'est une certitude aussi partagée par le président américain Donald Trump qui «reste dans la vision» que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un «peut prendre cette décision pour aller de l'avant», selon lui.

«Après tout, ce sont les Nord-Coréens qui doivent faire le choix», a ajouté Biegun, tout en soulignant que «la fenêtre est toujours ouverte» pour une solution diplomatique à la question nucléaire.

«Nous ne disposons d'aucune preuve vérifiable ou valable qu'ils ont déjà pris cette décision. Nous pensons qu'ils peuvent choisir cette décision», a-t-il poursuivi, en appelant la Corée du Nord à «saisir l'occasion».

Les négociations sur la dénucléarisation entre Washington et Pyongyang sont dans l'impasse depuis le deuxième sommet entre Trump et Kim en février qui s'est terminé sans aucun accord.

Les deux côtés divergent sur l'étendue de la dénucléarisation du Nord en contrepartie d'un allègement des sanctions des Etats-Unis.

Biegun, chargé des négociations de niveau opérationnel avec Pyongyang, a dit envisager de continuer à assumer son rôle actuel une fois confirmé, et cela pourrait envoyer le message important au régime nord-coréen que Trump donnera la priorité à ces négociations.

Néanmoins, il a évoqué ses frustrations vis-à-vis de l'équipe nord-coréenne en charge des négociations, en disant que son homologue devrait se voir accorder une habilité par le dirigeant nord-coréen lui-même.

Biegun a indiqué comme homologue idéale la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son-hui qui n'a pas participé, selon lui, aux discussions importantes jusqu'à ce jour.

Par ailleurs, Choe a appelé encore une fois les Etats-Unis à stopper leur politique «hostile» à l'encontre du Nord, lors de son voyage à Moscou, en Russie.

Quelques heures avant l'audience de Biegun, Choe a dit que la question nucléaire pourrait avoir été retirée de la table des négociations pour l'instant.

«Je pense que la question nucléaire pourra être à nouveau discutée lorsque les Etats-Unis auront aboli toute politique hostile à l'égard de la Corée du Nord», a-t-elle dit.

Biegun a en outre rejeté les rumeurs que les Etats-Unis ont proposé un autre sommet entre Trump et Kim, en soulignant que le président a déjà clarifié qu'il devrait y avoir d'abord au moins «presqu'un accord».

En ce qui concerne l'échéance de la fin de l'année pour les négociations déclarée par la Corée du Nord, Biegun a dit que les Etats-Unis n'étaient pas attachés à une telle échéance «artificielle».

Les Etats-Unis «traiteront cela aussi longtemps que nécessaire», a-t-il dit, en ajoutant que si le Nord se retourne vers des «mesures provocantes», ce sera «une immense erreur et une opportunité ratée» pour le régime.

Biegun a ajouté qu'il n'était pas d'accord avec la description faite par Pyongyang sur la dernière série de discussions à Stockholm, en Suède, en octobre.

Biegun les a jugées «constructives» alors que Pyongyang a parlé d'échec.

(Yonhap)

(FIN)

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