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La nature du service de mobilité Tada au coeur du débat entre la startup et le Parquet

03.12.2019 à 07h54 replay time02:03

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SEOUL, 02 déc. -- Les procureurs et l'exploitant du service Tada ont débattu en première audience de la nature du service, notamment de savoir si celui-ci propose dans les faits un service de taxi illégal.

L'accusation a inculpé le 28 octobre Lee Jae-woong, directeur général de l'application de covoiturage SoCar, et Park Jae-uk, directeur général de Value Creators & Company (VCNC), le service de location de voitures de SoCar, estimant que leur application Tada est un service de taxi illicite et non réglementé.

Lancé en octobre de l'année dernière, Tada (qui signifie «monter (en voiture)» en coréen) de VCNC est devenu le premier service d'appel de voitures du pays, fort de 1.400 vans de 11 places et 9.000 conducteurs à la fin septembre. Plus de 1,25 million de personnes sont inscrites au service.

À l'occasion du premier anniversaire de Tada, VCNC a annoncé un ambitieux plan d'expansion en vertu duquel l'entreprise exploitera 10.000 voitures et emploiera 50.000 conducteurs d'ici la fin de l'année prochaine.

Les chauffeurs de taxi se sont farouchement opposés au service depuis le début, affirmant qu'il menace leur gagne-pain et enfreint la loi sur les transports, qui interdit aux véhicules loués d'être utilisés à des fins commerciales. La loi prévoit cependant une exception pour les fourgonnettes de 11 à 15 places.

Tada affirme opérer dans le cadre de la légalité, citant la clause d'exception de la loi, tandis que les chauffeurs de taxi soutiennent que la pratique commerciale de Tada représente une application arbitraire de la loi, sans rapport avec son mandat initial de promouvoir le tourisme.

«(Tada) fait de la location de voitures, tout comme les opérateurs de location de voitures existants, qui fournissent aux clients des voitures louées et mettent à disposition des chauffeurs. Tada n'est, en essence, pas différent d'eux, exceptée de par sa plate-forme mobile», a déclaré un avocat de Tada lors d'une audience devant le Tribunal du district central de Séoul.

«Il serait déraisonnable que (Tada) reçoive un traitement discriminatoire, juste parce que son nombre d'utilisateurs est important», a déclaré l'avocat.

L'avocat a également cité la politique de déréglementation du ministère du Transport pour la promotion des services de covoiturage du pays, rappelant que la clause exceptionnelle sur les véhicules de 11 places ou plus avait été nouvellement introduite à cet effet.

L'accusation a toutefois insisté sur le fait que Tada n'est rien d'autre qu'un service d'appel de taxi, bien que son opérateur affirme qu'il s'agit d'une entreprise de mobilité innovante.

«Les usagers de Tada sont, par nature, des passagers, et non des locataires, en vertu de la loi sur les transports, étant donné qu'ils ne participent pas effectivement à la conduite des fourgonnettes», a déclaré l'accusation.

L'accusation a également cité un jugement antérieur du ministère selon lequel les fournisseurs de services de covoiturage basés sur des applications, comme Uber, constituent un service de taxi illégal.

Les chauffeurs de taxi ont demandé que le service Tada soit arrêté lors d'une conférence de presse devant le tribunal où a eu lieu l'audience .

«Tada est simplement un service de taxi illégal déguisé qui fait des affaires tout en n'offrant pas les quatre assurances obligatoires à ses travailleurs», ont déclaré les chauffeurs de taxi.

«Tada parle de (quatrième révolution industrielle) et d'économie du partage, mais comment peut-on dire que son service fait partie de la (quatrième révolution industrielle) ou de l'économie du partage étant donné que son service est le même que celui des taxis ?»

De nombreux experts de l'industrie s'inquiètent de cette mise en accusation, affirmant qu'elle aura un impact négatif sur le nouveau moteur de croissance du pays.

(Yonhap)

(FIN)

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