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«Nth room case» : le principal suspect envoyé devant le Parquet

25.03.2020 à 15h05 replay time01:35

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SEOUL, 25 mars -- L'homme soupçonné d'avoir fait chanter des dizaines de victimes, y compris des mineurs, afin de les contraindre à se soumettre à des actes sexuels violents pour vendre ensuite des vidéos sur des salons de discussion mobiles a été remis à la justice ce mercredi pour complément d'enquête.

Au moins 74 personnes, dont 16 filles mineures, auraient été exploitées dans cette affaire, largement connue sous le nom de «Nth room case», dans laquelle le principal suspect Cho Ju-bin aurait attiré des victimes en les prenant en photo et les aurait ensuite forcées à effectuer des actes sexuels humiliants.

L'Agence de la police de Séoul (SMPA) a renvoyé le dossier de Cho au Parquet, notamment pour violation de la loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les délits sexuels.

Le jeune homme de 24 ans, dont le nom et la photo ont été dévoilés mardi, a comparu devant le public mercredi matin alors qu'il a été transféré au Parquet depuis un quartier pénitentiaire du commissariat de police de Jongno, dans le centre de Séoul.

«Je m'excuse sincèrement auprès de tous ceux qui ont subi des dommages par ma faute, y compris le président Sohn Suk-hee, le maire Yoon Jang-hyeon et le journaliste Kim Woong», a déclaré Cho, qui portait une minerve et un bandage.

La raison pour laquelle il a mentionné les noms des trois hommes demeure inconnue. Sohn est président de la chaîne câblée JTBC et Yoon est un ancien maire de la ville de Gwangju, dans le sud-ouest de la péninsule. Kim est un journaliste freelance qui fait l'objet d'un procès pour avoir prétendument menacé Sohn.

La police a confirmé que les trois hommes ne sont pas impliqués dans l'affaire d'abus sexuels, affirmant en revanche étudier la possibilité qu'ils soient victimes de cas de fraude distincts impliquant Cho.

«Merci d'avoir mis un frein à la vie d'un diable qui n'a pas pu être arrêtée», a-t-il ajouté. Cependant, il n'a pas répondu lorsqu'on lui a demandé s'il reconnaissait les accusations et s'il éprouvait des remords pour ses actes présumés.

A l'extérieur du poste de police, certaines personnes l'ont invectivé, lui souhaitant de souffrir et exhortant les autorités à lui infliger la sanction légale la plus lourde possible.

La police prévoit de poursuivre son enquête sur Cho afin d'identifier les charges supplémentaires et le montant des gains financiers qu'il aurait tirés de ses méfaits, qui ont choqué la nation et provoqué l'indignation du public.

(Yonhap)

(FIN)

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