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SEOUL, 26 mai -- L'héritier du groupe Samsung, Lee Jae-yong, a été convoqué par le Parquet pour être entendu sur des soupçons concernant la fusion controversée entre deux de ses filiales en 2015.

Lee, vice-président de Samsung Electronics Co., est apparu devant le Parquet central du district de Séoul ce mardi vers 8h, pour un interrogatoire sur la controverse entourant la succession et la fusion entre Samsung C&T Corp. et Cheil Industries Inc. il y a cinq ans.

Il s'agissait de sa première convocation devant le Parquet depuis février 2017, moment où il a été placé en détention pour corruption dans l'affaire Choi Soon-sil, qui a entraîné la destitution de la présidente de l'époque Park Geun-hye.

L'arrivée de Lee devant le Parquet n'a pas été dévoilée aux médias, et les procureurs ne rendront pas publique la fin de sa comparution, conformément à une règle révisée sur le traitement des affaires pénales.

Les procureurs soupçonnent que la direction de Samsung a été impliquée dans les efforts du conglomérat pour faciliter la succession de Lee et a intentionnellement abaissé la valeur de Samsung C&T en amont de sa fusion avec Cheil Industries en 2015 pour favoriser la succession de Lee.

Lee était le plus grand actionnaire de Cheil Industries, avec une participation de 23,2%, signifiant qu'une baisse de la valeur de Samsung C&T ouvre la voie à un ratio de fusion avantageux pour l'héritier de Samsung.

Le Parquet examine le gonflement soupçonné de la valeur de Cheil Industries à l'approche de sa fusion avec Samsung C&T. La valeur officielle du terrain d'Everland, le plus grand parc d'attractions du pays détenu par Cheil, avait augmenté de 370% en 2015.

A cette époque, Samsung C&T a été soupçonné d'avoir réduit le volume de ses commandes de construction à l'étranger et contrats de construction de logements. Samsung C&T a également rapporté une diminution de 11% des ventes au premier trimestre 2015, qui a mené à un taux de fusion de 1:0,35 favorable à Cheil Industries.

L'enquête a également porté sur la fraude comptable présumée de Samsung BioLogics Co. en 2015 qui aurait contribué à augmenter la valeur de Cheil Industries et bénéficié à Lee, car Cheil Industries détenait une participation de 46,3% dans Samsung BioLogics.

A travers la fusion, Lee était capable d'exercer un contrôle de Samsung C&T, société holding de facto du conglomérat.

Les procureurs ont déjà interrogé Choi Gee-sung, l'ancien chef de l'ex-Bureau de la stratégie future du groupe, et son adjoint de l'époque Chang Choong-ki, ainsi que certains autres cadres anciens et actuels de Samsung sur le rôle de la direction du groupe lors de la fusion en 2015.

(Yonhap)

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