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SEOUL, 27 mai -- Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics Co., a quitté vers 1h30 le Parquet central du district de Séoul après avoir été entendu pendant près de 17 heures sur des soupçons concernant la fusion controversée entre deux de ses filiales, Samsung C&T Corp. et Cheil Industries Inc., en 2015.

Il s'agissait de sa première convocation devant le Parquet depuis février 2017, moment où il a été placé en détention pour corruption dans l'affaire Choi Soon-sil, qui a entraîné la destitution de la présidente de l'époque Park Geun-hye.

Les procureurs soupçonnent que la direction de Samsung aurait intentionnellement abaissé la valeur de Samsung C&T en amont de sa fusion avec Cheil Industries pour favoriser la succession de Lee à la tête du premier conglomérat du pays.

Lee était le plus grand actionnaire de Cheil Industries, avec une participation de 23,2%, signifiant qu'une baisse de la valeur de Samsung C&T ouvre la voie à un ratio de fusion avantageux pour l'héritier de Samsung.

Le Parquet examine le gonflement soupçonné de la valeur de Cheil Industries à l'approche de sa fusion avec Samsung C&T. La valeur officielle du terrain d'Everland, le plus grand parc d'attractions du pays détenu par Cheil, avait augmenté de 370% en 2015.

A cette époque, Samsung C&T a été soupçonné d'avoir réduit le volume de ses commandes de construction à l'étranger et contrats de construction de logements dans le pays. Samsung C&T a également rapporté une diminution de 11% des ventes au premier trimestre 2015, qui a mené à un taux de fusion de 1:0,35 favorable à Cheil Industries.

Les procureurs se penchent aussi sur un soupçon de fraude comptable de Samsung BioLogics Co. en 2015 qui aurait été dirigée par le groupe Samsung pour surévaluer la participation de Cheil dans l'activité bio du groupe.

Ils soupçonnent que Samsung Biologics a gonflé sa valeur d'environ 4.500 milliards de wons (3,64 milliards de dollars) en 2015 après avoir changé frauduleusement la méthode utilisée pour calculer la valeur de sa participation dans Samsung Bioepis, une coentreprise avec Biogen Inc. basée aux Etats-Unis. Après le changement de la méthode comptable, Samsung BioLogics a renoué avec les bénéfices.

A travers la fusion, Lee était capable de s'assurer du contrôle de Samsung C&T, société holding de facto du conglomérat.

Hier, les procureurs ont interrogé Lee principalement pour savoir si ce dernier a été informé ou non du processus soupçonné par le Bureau de la stratégie future, aujourd'hui démantelé, qui servait de tour de contrôle du groupe à l'époque, et a donné au bureau des instructions.

Lee aurait répondu n'avoir jamais été informé ni ordonné quoi que ce soit à ce propos.

Les procureurs ont déjà interrogé Choi Gee-sung, l'ancien chef de l'ex-Bureau de la stratégie future du groupe, et son adjoint de l'époque Chang Choong-ki, ainsi que certains autres cadres anciens et actuels de Samsung sur le rôle de la direction du groupe lors de la fusion en 2015.

(Yonhap)

(FIN)

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