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SUWON, 11 août -- Une grande partie des dons du public, destinés aux victimes coréennes de l'esclavage sexuel pratiqué en temps de guerre, a été utilisée à d'autres fins, notamment pour acheter des terrains, a révélé une enquête ce mardi.

La House of Sharing, un refuge pour anciennes femmes de réconfort à Gwangju, dans la province du Gyeonggi, a recueilli environ 8,8 milliards de wons (7,43 millions de dollars) de dons publics entre 2015 et 2019, a déclaré Song Ki-chun, qui dirige l'investigation.

De ce total, seulement 200 millions de wons, soit 2,3%, ont été utilisés pour couvrir les frais de subsistance des victimes, a constaté l'enquête, le reste ayant été utilisé pour acheter des terrains pour construire des centres commémoratifs, des parcs et des installations ou étant destiné à de futures constructions.

Le refuge abrite cinq «femmes de réconfort», qui ont été forcées à travailler dans des bordels japonais sur le front pendant la Seconde Guerre mondiale.

«Le processus (de collecte de fonds) est resté en grande partie obscur, la somme totale (des fonds) et son utilisation n'ayant pas été correctement rendues publiques», a déclaré Song lors d'une conférence de presse tenue dans les bureaux du gouvernement du Gyeonggi à Suwon, au sud de Séoul.

Le mois dernier, l'équipe d'enquête, composée de fonctionnaires et d'experts civiques, a enquêté sur d'éventuelles malversations du refuge dans quatre grandes catégories : la gestion des installations, la comptabilité, les droits de l'Homme et la valeur historique.

Song, professeur de droit à l'université nationale de JeonBuk, a également souligné que le refuge n'avait pas signalé au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité les dons de plus de 10 millions de wons, comme l'exige la loi.

L'équipe a également trouvé des preuves de maltraitance verbale de la part des soignants envers certaines victimes malades qui ont des difficultés à parler et à se déplacer. L'âge moyen des cinq victimes est de 95 ans.

Certaines archives historiques, telles que des photos, des peintures et des lettres, ont été laissées sans surveillance. Parmi elles se trouvait un document original désigné comme faisant partie des archives nationales, qui était en mauvais état à cause de l'humidité.

Song a suggéré de créer un organe consultatif composé d'experts publics et civiques pour traiter ces questions et a exhorté les gouvernements locaux à soutenir la mise en œuvre des mesures suggérées par l'organe.

Bien que «la House of Sharing se soit occupé des victimes alors que personne ne s'en souciait», a déclaré Song, des mesures immédiates devraient être prises pour normaliser la situation dans le refuge car «des problèmes sont maintenant apparus en raison de sa (mauvaise) gestion».

En mai, le mouvement civique sud-coréen, qui dure depuis des décennies et qui vise à faire la lumière sur les souffrances des femmes de réconfort, s'est trouvé mêlé à une controverse lorsque Lee Yong-soo, l'une des 17 victimes sud-coréennes encore en vie, a publiquement accusé l'organisation de maltraitance et de détournement de fonds publics.

(Yonhap)

(FIN)

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