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SEOUL/PANMUNJOM, 16 sept. -- Le ministre de l'Unification Lee In-young a appelé ce mercredi la Corée du Nord à mettre en œuvre les accords que les dirigeants des deux Corées ont conclus lors de leurs sommets en 2018 et faire avancer les relations intercoréennes qui sont aujourd'hui dans l'impasse.

Lee a lancé cet appel au cours de sa première visite au village de la trêve de Panmunjom depuis son entrée en fonction en juillet et a également dit souhaiter rouvrir les lignes de communication rompues et relancer le dialogue avec un «esprit ouvert» entre les deux Corées le plus tôt possible.

Son déplacement est intervenu à l'approche du deuxième anniversaire de la déclaration commune de Pyongyang adoptée par le président Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à l'issue de leur sommet qui s'est tenu dans la capitale nord-coréenne le 19 septembre 2018.

«Les promesses doivent être remplies et les accords peuvent être achevés à travers leur mise en œuvre», a déclaré Lee lors d'une brève rencontre avec des journalistes à Panmunjom. «Dans le but d'achever la détermination des dirigeants des deux parties et de recommencer le temps pour le Sud et le Nord, les efforts conjoints entre les deux Corées doivent continuer d'aller de l'avant.»

«Pour la mise en œuvre des déclarations communes Sud-Nord, le gouvernement débutera avec une petite approche dans les domaines humanitaire et des échanges et de la coopération où les deux Corées pourraient commencer immédiatement», a-t-il ajouté. «En commençant de cette manière, nous visons à faire revenir le temps de la confiance.»

Moon et Kim ont tenu trois sommets en 2018 et sont convenus de réduire les tensions et d'accroître la coopération. Les deux Corées ont également inauguré un bureau de liaison conjoint à la ville nord-coréenne de Kaesong la même année pour faciliter la communication sur les projets de coopération.

Les relations intercoréennes ne sont toutefois pas parvenues à aller de l'avant depuis le sommet infructueux entre le Nord et les Etats-Unis en février de l'année dernière. De nombreux accords conclus lors des sommets intercoréens sont depuis en suspens.

Leurs liens se sont encore dégradés récemment après que la Corée du Nord a rompu les lignes de communication intercoréennes et fait exploser le bureau de liaison conjoint à la ville nord-coréenne de Kaesong pour protester contre l'envoi de tracts anti-Pyongyang depuis le Sud.

«J'espère que les canaux de consultation dont le bureau de liaison conjoint seront normalisés de sorte à ce que nous puissions relancer notre dialogue avec un esprit ouvert dans les meilleurs délais», a souligné le ministre.

Lee a exprimé des regrets à propos de l'explosion du bureau de liaison mais a affirmé être persuadé que le Nord reste engagé dans la mise en œuvre des accords conclus lors des sommets. Il a noté que la décision de Kim de suspendre toute action militaire contre le Sud semblait destinée à empêcher une nouvelle escalade des tensions.

Il a souligné que la coopération dans le domaine humanitaire incluant des efforts communs dans la santé publique, la lutte contre le virus et le changement climatique devait être poursuivie à travers la communication avec Washington, en ajoutant que ces pas pourraient aider à bâtir la confiance entre les trois pays.

En particulier, il a fait part de son espoir de voir les deux Corées organiser «à une échelle réduite» des réunions de familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953) au village de la trêve de Panmunjom dès l'apaisement des inquiétudes liées à la pandémie.

Il a reconnu qu'il ne serait pas facile de tenir des réunions en face à face avant les vacances de Chuseok, plus tard ce mois-ci, en raison du temps limité mais a noté qu'il serait possible d'organiser des visioconférences ou échanges de lettres vidéo entre des familles séparés.

«Nous sommes prêts à agir immédiatement quand le Nord répondra», a-t-il assuré.

La Corée du Sud a continué de chercher à organiser des réunions en visioconférence et obtenu des exemptions de sanctions pour des équipements qui devaient être envoyés au Nord l'année dernière mais aucun progrès n'a été réalisé à cause de relations tendues.

Les deux Corées ont organisé des retrouvailles en face à face de familles séparées en août 2018 au mont Kumgang, sur la côte est du Nord, dans un climat de rapprochement, mais aucun événement de ce type n'a pu avoir lieu de nouveau depuis à cause du refroidissement des liens.

Il a également présenté des mots de consolation pour les dégâts causés par les récents typhons et inondations au Nord et appelé à la coopération ente les deux Corées face aux futures catastrophes naturelles.

A propos de la possibilité de fournir des aides au Nord pour ses efforts de rétablissement, Lee a indiqué que des aides pouvaient être fournies à travers la communauté internationale mais qu'une telle décision devait être prise après avoir suffisamment tenu compte de la position de la Corée du Nord.

Le dirigeant nord-coréen a refusé plus tôt toute offre d'aide extérieure en notant que l'acceptation d'aides extérieures pourrait augmenter les risques d'infection au coronavirus.

(Yonhap)

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