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SEOUL, 29 oct. -- La Corée du Sud a exhorté ce jeudi le Japon à faire preuve de plus de sincérité pour résoudre le différend sur le travail forcé en temps de guerre et à supprimer rapidement ses restrictions sur les exportations vers la Corée du Sud, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Kim Jung-han, le directeur général des affaires de l'Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères, a fait part de la position de Séoul à son homologue japonais Shigeki Takizaki au cours d'une réunion dans la capitale sud-coréenne, les premières discussions du genre depuis que le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a pris ses fonctions le mois dernier.

«Le directeur général Kim a de nouveau expliqué notre position concernant la main-d'œuvre (forcée en temps de guerre) et a souligné la nécessité pour le gouvernement japonais et les entreprises défenderesses de faire preuve d'une attitude plus sincère pour résoudre le problème», a déclaré le ministère dans un communiqué.

Kim a également exhorté Tokyo à lever rapidement les restrictions sur les exportations vers la Corée du Sud, a-t-il déclaré.

La visite du représentant japonais est survenue dans un contexte de relations Séoul-Tokyo tendues concernant la question de l'indemnisation des victimes sud-coréennes du travail forcé et les restrictions d'exportation vers la Corée du Sud imposées comme une mesure de représailles contre les verdicts de la Cour suprême sud-coréenne ordonnant à des entreprises japonaises de payer des dommages-intérêts aux victimes.

Séoul a pris des mesures visant à mettre aux enchères certains actifs basés en Corée du Sud et détenus par Nippon Steel Corp. afin de les liquider pour l'indemnisation.

Tokyo a averti qu'il prendrait des contre-mesures si la procédure progresse et a demandé à la Corée du Sud de concevoir une solution en affirmant que les questions liées aux réparations de la colonisation japonaise (1910-1945) ont été réglées par un traité de 1965 qui a normalisé leurs liens diplomatiques.

Kim a également «rappelé la nécessité pour Tokyo de répondre activement aux efforts du gouvernement de Séoul pour accueillir le sommet trilatéral avec le Japon et la Chine dans le courant de cette année», a déclaré le ministère.

Concernant l'éventuel déversement dans la mer d'eau contaminée provenant de la centrale nucléaire de Fukushima, Kim a souligné que la Corée du Sud est très consciente du problème et qu'elle est très préoccupée.

Avant la réunion avec Kim, l'officiel japonais a rencontré séparément le représentant spécial pour la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne, Lee Do-hoon. Takizaki occupe aussi le poste d'envoyé nucléaire en chef du Japon.

«Les deux parties, en particulier, ont partagé l'opinion que les principaux pays de la région, y compris le Japon, soutiennent la reprise du dialogue avec Pyongyang et qu'ils devraient coopérer à cette fin», a déclaré le ministère dans un communiqué séparé.

Ils ont également discuté des moyens de coopérer entre eux, et avec les Etats-Unis, afin de gérer de manière stable la situation actuelle et de faire progresser la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et l'instauration d'une paix permanente, a-t-il dit.

Les discussions de jeudi ont marqué également la première réunion en personne entre Kim et Takizaki depuis février alors que la pandémie de coronavirus a empêché les rencontres physiques. Leurs dernières discussions de niveau opérationnel ont eu lieu virtuellement en juin.

(Yonhap)

(FIN)

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