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Tokyo ne fera appel de la décision du tribunal de Séoul sur l'esclavage sexuel en temps de guerre

22.01.2021 à 22h12 replay time00:40

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TOKYO, 22 jan. -- Le gouvernement japonais ne fera pas appel de la décision d'un tribunal de Séoul qui a ordonné d'indemniser les femmes sud-coréennes victimes de l'esclavage sexuel perpétré par l'armée japonaise pendant la Second Guerre mondiale, a fait savoir ce vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Toshimitsu Motegi a fait cette remarque quelques heures avant la date limite pour faire appel de cette décision historique, qui a ravivé les tensions diplomatiques entre les deux pays voisins.

Le 8 janvier, la Cour centrale du district de Séoul a ordonné à Tokyo de payer des réparations financières de 100 millions de wons (91.300 dollars) à chacune des 12 femmes dites de réconfort, la première décision du pays du genre.

La décision sera finalisée à 12 heures samedi si le défendeur, le gouvernement japonais, ne fait pas appel.

Lors d'une conférence de presse, Motegi a également déclaré qu'il souhaitait réitérer la position de son gouvernement sur la question, une fois la décision confirmée, sans donner plus de détails.

Tokyo a maintenu que l'affaire devrait être abandonnée sur la base de l'immunité de l'Etat, une doctrine juridique qui permet à un Etat d'être protégé contre une poursuite civile devant des tribunaux étrangers.

Mais le tribunal de Séoul a rejeté la plainte, affirmant qu'elle ne devrait pas s'appliquer aux «crimes systématiques contre l'humanité» et aux crimes de guerre.

Juste après la décision, le vice-ministre japonais des Affaires étrangères Takeo Akiba a convoqué l'ambassadeur sud-coréen à Tokyo Nam Gwan-pyo et a exprimé ses regrets, affirmant que la décision était «totalement inacceptable».

Bien que la décision ait été saluée pour avoir rendu justice, même si elle était tardive, aux victimes, on craint également qu'elle n'aggrave les relations bilatérales entre Séoul et Tokyo, déjà tendues sur des questions épineuses, notamment le travail forcé en temps de guerre et les restrictions à l'exportation de Tokyo.

Plus tôt cette semaine, un groupe de législateurs du Parti démocrate libéral au pouvoir du Japon a demandé au gouvernement de prendre des mesures plus strictes contre Séoul sur la question, notamment de porter l'affaire devant la Cour internationale de justice.

Motegi leur a répondu que le gouvernement envisageait toutes les options possibles.

(Yonhap)

(FIN)

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