Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

Vidéos

Le chef de la diplomatie rencontre une victime de l'esclavage sexuel du Japon en temps de guerre

03.03.2021 à 22h00 replay time02:16

Regarder la prochaine

SEOUL, 03 mars (Yonhap) -- Le ministre des Affaires étrangères Chung Eui-yong a rencontré ce mercredi une victime de l'esclavage sexuel du Japon en temps de guerre, alors que Séoul cherche à désamorcer les tensions historiques persistantes avec Tokyo au milieu des appels de Washington à une coopération trilatérale plus étroite avec ses principaux alliés asiatiques.

L'entretien avec Lee Yong-soo, le premier de Chung avec une victime de l'esclavage sexuel depuis son entrée en fonction le mois dernier, a eu lieu alors que Lee, âgée de 92 ans, a intensifié ses demandes auprès du gouvernement pour qu'il porte l'affaire devant la Cour internationale de justice (CIJ) sans solution diplomatique en vue.

La question des femmes de réconfort, un euphémisme pour désigner les victimes de l'esclavage sexuel, a attiré une attention accrue, alors qu'un tribunal local a ordonné à Tokyo de dédommager 12 d'entre elles en janvier et qu'un professeur de l'université Harvard a provoqué une vive controverse avec un article présentant les victimes comme des prostituées.

«Nous devons persuader le Premier ministre japonais Suga de porter la question devant la CIJ et de vérifier (la vérité). Nous devons également amener le professeur de Harvard là-bas et dévoiler (la vérité)», a déclaré Lee aux journalistes après son entretien avec Chung.

Elle fait référence à J. Mark Ramseyer de la Harvard Law School qui a affirmé dans son article académique que les femmes de réconfort étaient des prostituées sous contrat volontaire.

En réponse à l'appel de Lee de porter la question de l'esclavage sexuel au tribunal international basé à La Haye, Chung a dit qu'il s'agissait d'une «question qui nécessite un examen prudent».

«Le ministre Chung a déclaré qu'en étroite communication avec les victimes, il explorerait diverses solutions à l'avenir», a déclaré son ministère dans un communiqué de presse.

Chung a également réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre ses efforts pour restaurer l'honneur et la dignité des victimes.

Lors de la réunion de presse, Lee, l'une des 15 victimes coréennes survivantes enregistrées, a souligné l'urgence du problème, car de nombreuses victimes sont déjà décédées.

«Le temps ne m'attend pas. Le désespoir au coeur, j'ai pensé que je devrais venir ici comme ça, et j'ai sincèrement fait appel au ministre», a-t-elle dit.

«Nous devrions recevoir des excuses en portant cette question devant le tribunal et en obtenant un jugement légitime», a-t-elle ajouté.

Lee a demandé le mois dernier au gouvernement d'envoyer l'affaire à la CIJ pour «tenir le Japon responsable en vertu du droit international» et «résoudre le problème de manière permanente et vivre en paix les uns avec les autres».

(Yonhap)

(FIN)

Les vidéos les plus vues
Accueil Haut de page