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SEOUL, 11 juin -- Lee Jun-seok, un homme politique de 36 ans sans expérience de député, a remporté ce vendredi la victoire pour prendre la tête du principal parti d'opposition, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), en tant que plus jeune dirigeant d'un parti traditionnel dans la politique sud-coréenne moderne.

Lee a été annoncé vainqueur de la convention du parti pour élire son nouveau président chargé de diriger la plus grande formation conservatrice jusqu'à l'élection présidentielle de l'année prochaine en mars.

Lee a obtenu 43,8% des suffrages exprimés en ligne et via téléphone par des membres du parti et des citoyens privés entre lundi et jeudi, battant ses quatre principaux rivaux établis, dont deux anciens ténors du parti.

La finaliste Na Kyung-won, une ex-députée aux quatre mandats et ancienne chef du groupe à l'Assemblée nationale, a recueilli 37,1% des voix.

L'ascension de Lee est largement considérée comme motivée par les jeunes électeurs mécontents dans la vingtaine et la trentaine qui souhaitent une réforme drastique du parti conservateur et de l'establishment politique au sens large.

Dans son discours d'acceptation, Lee a souligné sa vision de réformer le parti et d'assurer la victoire du PPP à la prochaine élection présidentielle.

«Grâce aux changements, nous nous transformerons et finirons par gagner (l'élection)», a déclaré Lee. «S'il vous plaît, rejoignez-nous sur la route pour changer le monde et briser l'inertie (au sein du parti) et les préjugés. Alors le monde changera.»

Lee a également déclaré que remporter la présidence à l'élection de 2022 était la «plus grande tâche du PPP».

«Je vais travailler pour faire un parti où divers candidats à la présidentielle et leurs partisans peuvent coexister. [...] L'incivilité consistant à calomnier aveuglément un candidat à la présidentielle que l'on ne soutient pas doit disparaître», a-t-il affirmé.

N'ayant aucun antécédent de mandat parlementaire, Lee est entré dans la course à la direction du PPP en tant qu'outsider.

Mais son ascension surprise dans les sondages d'opinion, suivie de sa victoire à la primaire de l'élection à la direction fin mai, ont attiré l'attention des médias, qui ont salué l'avance de Lee comme reflétant l'appel des électeurs à une réforme du parti conservateur.

Diplômé de Harvard, Lee a rejoint pour la première fois le plus grand parti conservateur en 2011 en tant que membre d'un conseil intérimaire de direction d'urgence à l'âge de 26 ans sous les auspices de Park Geun-hye, alors chef du parti.

Il est ensuite devenu une icône de la réforme au sein du bloc conservateur pour sa critique inébranlable de Park, qui est devenue présidente mais a fait l'objet d'une destitution en 2017 pour des accusations de corruption.

Lee a cependant essuyé des critiques non seulement à l'extérieur du parti mais aussi en interne pour sa campagne contre l'action préférentielle du PPP à l'égard des jeunes et des femmes.

Sa victoire écrasante a porté un coup dur à deux membres chevronnés du parti qui se sont présentés à l'élection, l'ancienne députée aux quatre mandats Na Kyung-won et le député aux cinq mandats Joo Ho-young, qui ont tous deux été chefs du groupe parlementaire.

Le mandat de deux ans de Lee commencera immédiatement.

Dans la même convention du parti, le PPP a également élu quatre membres du conseil suprême, dont les députées Bae Hyun-jin et Cho su-jin, toutes deux élues pour un premier mandat.

(Yonhap)

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