Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

Vidéos

SEOUL, 15 avril -- La Corée du Sud a décidé ce vendredi d'adhérer à un grand accord de libre-échange impliquant 11 nations de l'Asie-Pacifique, le pays cherchant à diversifier son portefeuille d'exportations dans un contexte d'incertitudes économiques grandissantes.

Le pays avait lancé le processus d'adhésion à l'Accord de partenariat transpacifique global et progressif (CPTPP) à la fin de l'année dernière

Le projet d'adhésion au CPTPP a été approuvé ce vendredi lors d'une réunion des ministres chargés de l'économie. Le gouvernement soumettra une demande officielle après avoir accompli les procédures nécessaires, notamment un rapport à l'Assemblée nationale, ont indiqué des responsables.

Le CPTPP est la version renégociée du Partenariat transpacifique (TPP) mené par l'ancienne administration du président américain Barack Obama.

«L'adhésion envisagée est importante, car elle nous aidera à mieux répondre à l'évolution rapide de la situation mondiale et à garantir la stabilité des chaînes d'approvisionnement dans la région Asie-Pacifique», a déclaré le ministre du commerce, Yeo Han-koo.

Le CPTPP, lancé en décembre 2018, a été signé par 11 pays, dont le Japon, l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Mexique.

Les pays membres représentaient environ 15% du volume total des échanges mondiaux, qui s'élevait à 5.200 milliards de dollars en 2020, selon des données gouvernementales.

Le gouvernement compte soumettre la candidature au CPTPP avant la fin du mandat de cinq ans du président Moon Jae-in, le 9 mai.

Le nouveau gouvernement du président élu Yoon Suk-yeol devrait prendre en charge les négociations en vue de l'adhésion du pays, ce qui devrait prendre au moins un an.

«Le gouvernement a soigneusement examiné l'adhésion au CPTPP au cours des huit dernières années, et la décision d'y adhérer a été prise après avoir considéré ses valeurs économiques et stratégiques», a déclaré le ministère du Commerce.

L'adhésion au CPTPP stimulerait le commerce et l'investissement en Corée du Sud et augmenterait son produit intérieur brut de 0,33 à 0,35%, selon l'Institut coréen de politique économique internationale, un organisme public.

Les agriculteurs et les pêcheurs se sont opposés à cette initiative, invoquant les dommages qu'elle pourrait causer aux secteurs de l'agriculture et de la pêche.

Selon les évaluations du gouvernement, l'ouverture du marché est susceptible d'entraîner une baisse de la production dans le secteur agricole pouvant atteindre 440 milliards de wons (358,01 millions de dollars) par an pendant les 15 années à venir, et la croissance envisagée des importations de produits de la pêche réduirait également la valeur de la production locale à hauteur de 72,4 milliards de wons par an.

Le gouvernement a assuré qu'il tiendra compte autant que possible des demandes des secteurs potentiellement concernés dans ses négociations d'adhésion au CPTPP et qu'il élaborera des mesures de soutien, le cas échéant.

Le ministère du Commerce a également précisé que l'adhésion à l'accord ne signifiait pas que la Corée du Sud lèvera l'interdiction d'importer des fruits de mer en provenance de la région japonaise de Fukushima.

Depuis 2013, Séoul a interdit toutes les importations de fruits de mer en provenance de huit préfectures japonaises proches de Fukushima par crainte de leurs niveaux de radiation à la suite de la fusion de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011.

«La question de savoir s'il faut autoriser les importations de fruits de mer de Fukushima est une question de santé et de sécurité de la population, et elle n'est pas liée au CPTPP. Il ne s'agit pas non plus d'une condition préalable à l'adhésion», a déclaré le ministère.

Le Japon aurait longtemps été réticent à l'adhésion de la Corée du Sud, principalement en raison de l'interdiction par Séoul des produits de la mer de Fukushima.

(Yonhap)

(FIN)

Les vidéos les plus vues
Accueil Haut de page