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SEOUL, 30 sept. -- La Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon effectueront ce vendredi un exercice trilatéral anti-sous-marin dans les eaux internationales de la mer de l'Est pour la première fois en plus de cinq ans, a fait savoir ce vendredi la marine, sur fond de menaces militaires nord-coréennes croissantes.

Cette manœuvre, qui aura lieu à environ 150 km des îlots sud-coréens de Dokdo, se focalisera sur la détection, l'identification et le traçage des sous-marins nord-coréens ayant la capacité à lancer des missiles mer-sol balistiques stratégiques (MSBS). En échangeant des renseignements, les trois pays chercheront à détecter et à tracer le sous-marin nucléaire d'attaque américain USS Annapolis de classe Los Angeles qui jouera le rôle d'un sous-marin nord-coréen doté d'un MSBS.

L'exercice mobilisera d'importants bâtiments de guerre des trois pays : le destroyer de 4.400 tonnes Munmu le Grand de la Corée du Sud, le groupe aéronaval de frappe du porte-avions américain USS Ronald Reagan comprenant le croiseur USS Chancellorsville de la classe Ticonderoga et les destroyers USS Barry et USS Benfold de la classe Arleigh Burke, ainsi que le destroyer japonais Asahi de la classe Asahi.

Le dernier exercice anti-sous-marin trilatéral remonte à avril 2017, lorsque ces trois pays ont organisé une telle manœuvre dans les eaux internationales entre la Corée du Sud et le Japon au sud de l'île méridionale de Jeju.

L'exercice interviendra alors que Pyongyang cherche à développer des MSBS avec une politique nucléaire qui laisse ouverte la possibilité de frappes préventives si le pays est attaqué. «La manœuvre fait partie des mesures du ministère de la Défense pour restaurer la coopération militaire entre la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon à un niveau d'avant 2017 afin de répondre aux menaces nucléaires et balistiques de la Corée du Nord», a indiqué hier le ministère sud-coréen dans un communiqué.

Cela dit, il aura lieu aussi dans un contexte délicat de rivalité sino-américaine. La force maritime d'autodéfense japonaise a déclaré que cet exercice aurait pour but de renforcer la coopération avec les marines de la Corée du Sud et des Etats-Unis, ainsi que de réaliser un «Indo-Pacifique libre et ouvert», un concept mis en avant par Washington pour faire le contrepoids face à la Chine.

«Le premier but de cet exercice est de faire face aux menaces nord-coréennes», a assuré un officiel du gouvernement sud-coréen. Il a toutefois ajouté qu'il ne serait pas complètement faux de dire que le Japon a l'intention de se rallier aux Etats-Unis qui cherchent à surveiller la Chine. Cet exercice de détection et traçage de sous-marins basé sur le partage de renseignements entre les pays participants pourrait aussi accélérer le débat sur la réactivation de l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA), un pacte de partage de renseignements entre Séoul et Tokyo.

«Il s'agit de questions différentes comme le GSOMIA a pour but de partager des renseignements sur les missiles balistiques nord-coréens et cet exercice de détection et traçage des sous-marins. Cela dit, si un tel partage de renseignements se poursuit, la nécessité de résoudre le problème du GSOMIA pourrait être soulevée», a prévu un officiel.

(Yonhap)

(FIN)

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