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SEOUL, 30 nov. -- Au sixième jour de la grève générale de la Solidarité des camionneurs, le gouvernement et les représentants du syndicat se sont réunis autour de la table des négociations mais cette rencontre n'a duré que 40 minutes à cause des écarts de position des deux parties. Le ministère du Territoire et du Transport et le syndicat ont entamé leur 2e dialogue vers 14h ce mercredi au complexe gouvernemental à Sejong mais rien n'a été conclu.

Au lendemain du lancement de l'ordre exécutif de retour au travail par le gouvernement à l'intention des transporteurs du ciment, les deux parties ont eu un tête-à-tête mais elles ont répété leurs demandes.

Le gouvernement maintient sa position de prolonger la date limite du système tarifaire garantissant les frets minimums mais sans extension des types de marchandises bénéficiaires de cet avantage, tandis que le syndicat ne lâche pas son exigence de pérenniser ce système tarifaire et d'étendre les marchandises. Le ministère du Transport a conservé sa position de ne pas accepter l'extension des marchandises bénéficiaires de la tarification avantageuse puisque la procédure de législation est en cours.

Face à cette position du gouvernement, le syndicat a noté que «l'administration Yoon n'a pas la volonté de dialoguer. […] Nous sommes venus avec une proposition sincère mais il est devenu impossible de dialoguer avec le gouvernement qui affiche son refus de négocier.» Quant à l'ordre exécutif, le syndicat a noté que «c'est le gouvernement et le Parlement qui devraient retourner au travail. […] Il faut que le gouvernement retire cet ordre et s'engage dans un dialogue sincère.»

Hier, le gouvernement a lancé un ordre exécutif de retour au travail pour 2.500 grévistes transporteurs de ciment alors que quelque 350 camionneurs ont reçu cet ordre. Une fois l'ordre reçu, le camionneur devra reprendre le travail, sinon il peut recevoir une peine maximale de 3 ans de prison ferme ou une amende pouvant aller jusqu'à 30 millions de wons (environ 22.000 euros). Cet ordre exécutif a été promulgué en 2004 un an après une grève générale dans le secteur logistique qui avait paralysé la chaîne de transport mais c'est la première fois que cet ordre est appliqué sur le terrain cette année.

Le syndicat a protesté contre le lancement de cet ordre exécutif en disant que cette mesure gouvernementale atteint l'article 105 de la Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui interdit le travail forcé. Plus précisément, la convention interdit les sanctions pour participation à une grève ainsi que la création d'un moyen réglementaire du travail. Mais, le bureau présidentiel et le patronat ont conjointement rejeté cette éventualité en défendant la décision du président Yoon Suk-yeol.

A la suite de la rupture de la 2e série de négociations, le gouvernement estime qu'il n'est pas nécessaire de poursuivre le dialogue tant que le syndicat ne mettra pas fin à cette grève générale. Le gouvernement projette de rétablir le transport de ciment après la délivrance de l'ordre exécutif à 350 camionneurs jusqu'à aujourd'hui et l'usine de ciment à Danyang de Sungshin Cement Co. a expédié du ciment par 63 remorqueurs de ciment en vrac.

(Yonhap)

(FIN)

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