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SEOUL, 08 déc. -- Le gouvernement a lancé ce jeudi matin un nouvel ordre exécutif de retour au travail à l'intention des quelque 10.500 camionneurs en grève de la sidérurgie (6.000) et de la pétrochimie (4.500) à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres pour examiner le lancement de cet ordre alors que la Solidarité des camionneurs entame sa 15e journée de grève.

Dirigée par le Premier ministre Han Duck-soo, la réunion des ministres a débuté à 9h30 au complexe gouvernemental à Séoul en présence notamment du ministre de l'Economie et des Finances Choo Kyung-ho, du ministre du Territoire, de l'Infrastructure et du Transport Won Hee-ryong et du ministre de l'Emploi et du Travail Lee Jeong-sik. Le conseil des ministres a approuvé le déclenchement d'un nouvel ordre de retour au travail pour les secteurs de la sidérurgie et de la pétrochimie. Il s'agit du deuxième ordre exécutif du genre après celui qui a été déclenché pour les transporteurs de ciment le 29 novembre dernier.

Dans son discours préliminaire, le Premier ministre Han a indiqué que «le refus de transporter des marchandises par la Solidarité des camionneurs dure depuis 15 jours. L'impact sur l'industrie et l'économie de ce refus de transport, qui n'a pas de raison, s'aggrave de jour en jour», «nous déclenchons la 2e série de l'ordre exécutif de retour au travail dans les secteurs sidérurgique et pétrochimique, après la 1ère qui a été lancée le 29 novembre pour le secteur de la cimenterie», en poursuivant que «si une paralysie des chaînes logistiques survient, l'économie du pays et la vie quotidienne du peuple subiront directement des dégâts. […] Il est devenu impossible de produire plus en raison de l'entassement des stocks causé par le refus de transport, qui a aussi affecté les flux de produits vers les ports d'exportation.»

Cet ordre exécutif a été promulgué en 2004 un an après une grève générale dans le secteur logistique qui avait paralysé la chaîne du transport, mais c'est la première fois que cet ordre est appliqué sur le terrain cette année. Le syndicat a protesté contre le lancement de cet ordre exécutif en disant que cette mesure gouvernementale atteint l'article 105 de la Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui interdit le travail forcé, tandis que le gouvernement proteste contre la légitimité du lancement d'un ordre dans les cas exceptionnels. Cet ordre peut être émis par le ministre du Transport après approbation du conseil des ministres.

Les camionneurs syndiqués ont lancé une grève nationale le 24 novembre pour demander au gouvernement de pérenniser les règles temporaires garantissant des tarifs de fret minimums que son échéance arrive à la fin de cette année. Le syndicat a également réclamé l'extension des types de marchandises bénéficiaires de ce système tarifaire avantageux, mais le gouvernement a proposé trois ans de prolongation du système tarifaire mais pas d'extension des types de marchandises.

Lors d'une inspection hier à l'usine de POSCO à Pohang, le ministre du Transport a fait allusion à la possibilité de voir le gouvernement prendre une nouvelle mesure en disant que «le transport de marchandises est en train de se rétablir rapidement mais il est nécessaire de déclencher un ordre de retour au travail pour que les camionneurs et les dirigeants des syndicats puissent prendre la bonne décision afin d'avancer vers un retour à la normale».

Durant la réunion ministérielle de ce jeudi matin, le Premier ministre a dit aux grévistes qu'«il faudra retirer ce refus de transport sans fondement en prenant l'économie nationale en otage et je vous demande de reprendre le travail le plus vite possible», «la position du gouvernement sera inchangée, il ne fera jamais de concession face à l'illégalité et responsabilisera jusqu'au bout» tout en garantissant la minimisation des dégâts économiques et des désagréments infligés au peuple. Il a aussi affiché sa volonté de rompre le cercle vicieux des actions collectives sans raison pour le soutien du peuple.

Les grévistes concernés qui ne suivent pas cet ordre exécutif de retour au travail risquent une peine maximale de 3 ans de prison ferme ou une amende pouvant aller jusqu'à 30 millions de wons (environ 22.000 euros).

(Yonhap)

(FIN)

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