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TEHERAN/SEOUL, 24 jan. -- Concernant les propos du président Yoon Suk Yeol qui ont décrit l'Iran comme un «ennemi» des Emirats arabes unis (EAU), le ministère des Affaires étrangères de l'Iran a apprécié la volonté pour les corrections des fautes de la part du gouvernement sud-coréen mais a estimé que les mesures prises par Séoul sont «insuffisantes».

D'après un rapport de l'Agence de presse de la République islamique (IRNA) ce lundi (heure locale), le porte-parole du ministère iranien, Nasser Kanaani, a indiqué dans un briefing de routine que les positions sérieuses ont été échangées à Téhéran et à Séoul respectivement et que le gouvernement sud-coréen a affiché la volonté à rectifier les fautes, mais il a ajouté que les mesures prises (par Séoul) étaient insuffisantes.

En référence aux convocations des chefs de mission diplomatique dans les deux pays les 18 et 19 janvier derniers, le porte-parole iranien a affiché une position plus avancée que la semaine dernière. Kanaani a fait ces remarques sur cet incident diplomatique en réponse à une question sur une erreur d'appellation du golfe Persique par golfe Arabique de la part de la Chine et de l'Iraq et sur les propos du président sud-coréen.

Kanaani a également noté que le gouvernement iranien a transmis ses positions sérieuses aux gouvernements chinois et sud-coréen en disant qu'il faudra que les pays hors du Moyen-Orient, qui souhaitent coopérer avec les pays de la région, agissent pour le renforcement de la sécurité et des coopérations mutuelles.

Les propos de Yoon ont été prononcés lors de sa visite à l'unité militaire sud-coréenne Akh déployée aux EAU, le 15 janvier dernier en marge de sa visite d'Etat dans ce pays. Il a dit aux soldats sud-coréens que «l'ennemi et la plus grande menace des EAU est l'Iran alors que notre ennemi est la Corée du Nord». Face à ces propos, le gouvernement iranien a demandé la rectification et a exigé le paiement des fonds iraniens gelés en Corée du Sud qui s'élèvent à 7 milliards de dollars.

En convoquant l'ambassadeur sud-coréen à Téhéran le 18 janvier dernier, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Reza Najafi, a indiqué que l'Iran avait des relations d'amitié avec la plupart des pays du golfe Persique, en notant que les propos du président sud-coréen entravent ses relations amicales et sont considérés comme des actes heurtant la sécurité et la stabilité de la région.

Alors ce lundi, le porte-parole Kanaani au briefing a réitéré sa demande de respect de la promesse de débloquer les fonds gelés en disant que l'Iran n'est pas satisfait des efforts du gouvernement sud-coréen pour résoudre la question des fonds gelés. Tout de même, les fonds iraniens gelés en Corée du Sud doivent être restitués et les autres actualités ne concernent pas cette question.

Ces fonds iraniens sont le montant à payer pour le pétrole acheté par la Corée du Sud et ont été gelés en monnaie sud-coréenne, le won, en raison de la reprise des sanctions américaines contre l'Iran en 2018. Cette question est devenue un casse-tête dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Quant à l'exigence de l'Iran sur la question évoquée par Yoon sur l'armement nucléaire la semaine dernière, le sujet n'a pas été mentionné lors du briefing de Kanaani hier.

(Yonhap)

(FIN)

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